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2005-08-22T19:03:00Z
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http://www.journaldevogay.net/article-12332439.html
Le roi de
Thaïlande a souhaité donner à la ville de Lausanne un pavillon thaï en remerciement de son hospitalité (le roi a vécu seize ans de sa jeunesse dans la petite ville du bord du Léman). Il s’agissait aussi d’honorer le
souvenir de la mère du roi, décédée quelques années plus tôt.
Ce geste qui aurait enchanté
n’importe qui, a reçu ici un accueil plutôt froid. Après une décennie de retards administrifs bien vaudois, le pavillon est (enfin) assemblé dans le parc Denautou à l’orée du sous-bois.Le
Mouvement de défense de Lausanne (MDL) fait opposition à la construction: l’implantation souhaitée par Sa Majesté Rama IX était le parc Denantou, alors que le site devait être protégé de toute
nouvelle construction. L’histoire se perd dans des procédures administratives. Du côté thaïlandais, c’est l’humiliation! Fin 2002, Bangkok retire son cadeau et décide de bâtir le pavillon en
Thaïlande: on ne peut se permettre d’attendre la décision d’un petit tribunal lausannois pour honorer la reine mère défunte. Deux semaines après cette volte-face, le permis de construire est
octroyé. Trop tard. L’histoire aura brouillé les relations diplomatiques entre les deux pays. Toutefois, pour garder la tête haute, l’affaire n’a pas été ébruitée en Thaïlande, où personne n’a
jamais entendu parler ni du Denantou ni du MDL.
À l’occasion des 75 ans de
relations diplomatiques entre la Suisse et la Thaïlande (en mai 2006), Bangkok tend une nouvelle fois la main et offre un pavillon en bois sculpté, plus petit que le projet initial mais de forme
identique. Bien décidée, la Municipalité a commencé les travaux, in extremis, juste avant la fin de l’échéance du permis de construire. Trop tard,
affirme le MDL qui entend poursuivre la procédure et empêcher que le Denantou ne tombe sous le charme thaïlandais.
Le destin royal de la famille installée à Lausanne
En 1933, la princesse Somdutya
quitte les États-Unis pour s’établir à Lausanne avec ses trois enfants, les princes Ananda, Bhumibol et la princesse Kayani. Après l’abdication de Rama VII, parti à Londres lassé de gouverner un
pays devenu monarchie constitutionnelle, et ne laissant aucune descendance mâle, les généalogistes sont à la recherche du prochain Rama. La branche établie à Lausanne ne se doutait pas du destin
qui les attendait. Le prince aîné Ananda doit rentrer au pays et monter sur le trône. Peu de temps plus tard, c’est le drame: le jeune roi est retrouvé mort dans le palais. Assassinat, suicide ou
fuite cachée d’un jeune roi pour qui la charge de la couronne semblait trop lourde? Le sujet est resté tabou, on ne connaîtra jamais la vérité et il restera le seul roi à ne pas avoir donné un
jour férié à son pays pour célébrer son décès. En 1946, Bhumibol, âgé de 19 ans devient le neuvième roi de la dynastie Chakri. Une période de régence s’installe, pendant laquelle le jeune Rama IX
termine brillamment son université et son école polytechnique à Lausanne. En outre, le jeune roi étudiant est passionné par la musique et la peinture. En avril 1950, il prend pour épouse la
princesse Sirikit et rentre définitivement à Bangkok en mai de la même année, où il accède au trône. Cinquante ans plus tard, personne n’a oublié que le respecté Rama IX a vécu en Suisse, et
après le décès de la reine mère, il est tout naturel que le roi offre à son ancienne ville d’adoption le plus beau présent. C’était sans compter le MDL...
Un Roi respecté et aimé
En 2006, la Thaïlande a célébré
avec faste le 60e anniversaire du règne de son monarque. En décembre 2007, la Thaïlande toute entière fêtera les 80 ans de son Roi. Inlassable travailleur, il est à l’origine de grandioses
programmes de développement des régions défavorisées de son pays, notamment dans le domaine de l’agriculture. En dépit de ses pouvoirs limités par la constitution, son autorité morale est telle
que peu ‘de décisions importantes peuvent être prises sans son consentement. Aux yeux des thaïlandais, Sa Majesté le roi Bhumibol Adulyadej apparaît comme le digne successeur des monarques qui
ont donné à la Thaïlande sa grandeur au cours de son histoire.
Lausanne: une tradition aux multiples cultures
La tradition de l’accueil
lausannois ne date pas d’hier. On ne compte plus les prestigieux étrangers à avoir vécu quelques années dans la bourgade lémanique. Lord Byron, Michel Ier de Roumanie, Coco Channel…
(la liste pourrait être longue): tous ont habité plus ou moins longtemps à Lausanne.
Au début du XIXe
siècle, alors que le romantisme est fasciné par le Moyen Âge, trois riches amis se lancent dans un concours de la plus belle «ruine». L’Anglais Haldimand choisit son terrain du bord de lac pour y
construire «La tour Haldimand». Il remportera le premier prix devant les Lausannois Perdonnet et Cerjat. À sa mort, Haldimand lègue à sa ville d’adoption ses terrains, dont l’actuel parc
Denantou. Faisant peu de cas ‘de l’histoire, le Mouvement de la défense de Lausanne cherche à priver sa ville d’un nouveau symbole multiculturel aussi prestigieux qu’esthétique: un pavillon dans
le pur style traditionnel thaïlandais, devant lequel un biotope permettrait d’admirer son reflet. Ce serait un peu du glorieux passé de Sukothai ou Ayuthaya qui charmerait la
ville.
Frédéric Alix Gloor
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2007-09-12T23:56:03Z
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http://www.journaldevogay.net/article-12150562.html
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2007-09-03T13:59:08Z
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http://www.journaldevogay.net/article-11955185.html
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2007-08-24T02:10:21Z
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http://www.journaldevogay.net/article-11904729.html
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2007-08-21T15:36:32Z
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http://www.journaldevogay.net/article-11902658.html
rien n'est plus grave
que le rien
un parfum de roses au fond du jardin
© mobile
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2007-08-21T15:39:38Z
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http://www.journaldevogay.net/article-11850668.html
Pink TV, en
dépit de ses prétentions, de son chic parisien et d’une kyrielle de bonnes
fées qui s’étaient penchées sur son berceau très couture, se prépare à une rentrée pas très glamour : deux heures de rediffusion quotidienne et du porno
plan-plan !
Il est bien loin le grand bazar inaugural au palais de Tokyo ; fini le ballet des jeunes présentateurs starlettes au sourire pepsodent, au bronzage impeccable, le pectoral avenant, la
chemise et le pantalon très, très ajustés. Apparemment, la clientèle visée n’a pas suivi et ne s’est pas reconnue dans ce média payant (9 € par mois) trop parigo-parisien, trop jeuniste, trop
exclusif et, surtout, intellectuellement aussi peu stimulant qu’un prime de TF1. Dès la rentrée, hop, régime sec ! Des 21 salariés des débuts, il n’en restera plus que 4, dont le président
et fondateur Pascal Houzelot. Les trois autres ? Un ingénieur, un employé de bureau et un technicien polyvalent de surface, je suppose.Pourquoi tant de haineVous aurez remarqué le ton quelque peu narquois des lignes qui précèdent … Mais pourquoi tant de haine ?
Parce que le petit genre arrogant et nombriliste du milieu parisien est lassant. Ce qui arrive à Pink TV – et menace Têtu susurre-t-on – n’est que le fruit de l’orgueil démesuré d’ayatollahs gay sans grand talent. De plus, il y a aussi la déception de voir ainsi s’effondrer un
média qui aurait pu être tant de choses, qui aurait pu donner un nuance nouvelle au panorama audiovisuel francophone, qui avait la liberté du culot mais n’en a rien fait. Il aurait
fallu un peu moins de strass « fashion » pour un peu plus de vraie réflexion, une once de subversion et une tribune libre ouverte aux
courants alternatifs.4,5
millions d’euros de detteTout n’est pas encore fini même
si Pink cumule une dette de 4,5 millions d’euros. Un plan de sauvetage n’est pas exclu. Toutefois, la grille de la rentrée s’annonce
tellement désolante que le peu de clients restants risquent de jeter l’éponge. Les diffusions commenceront sur le coup des 22h avec du réchauffé jusqu’à minuit puis du pornac jusqu’à 5h. Euh … je
devrais dire « films de charme », selon l’énoncé du site de Pink TV, ce qui laisse paraître comme un rien de gêne de la part de la direction. Evidemment, on est loin des flaflas des débuts. A croire que sur Pink TV, on a peur d’être
trop « gay ».
Le porcelet masqué
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2007-08-18T14:54:32Z
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http://www.journaldevogay.net/article-11774936.html
Au chapitre turlututu, les « lieux » de
Berlin sont très inégaux : sauna, porno-kino, bar à cul, soirées thématiques … On tombe vite de Charybde en Sylla.
Sur le conseil insistant de Mme la générale, du Porcelet masqué et de quelques autres encore – il
paraîtrait que je suis de mauvaise humeur – on m’a orienté vers un lieu dit de « détente ». Madame la générale, connaissant mes goûts Ancien Régime en la matière, m’a quasiment poussé à
l’intérieur de l’ « Apollo Sauna Club Brasil* », le plus grand sauna de la ville, fraîchement repeint ainsi que le proclame sa publicité ; un endroit chaleureux au bar duquel,
pour le plaisir des convives, se déroulent des animations !
Travelote et play-back
Première impression : très moyenne, entrée prohibitive de 25.40 € cabine et serviette
comprise. Il faudra payer pour en demander une sèche. Seconde impression : l’établissement n’est peuplé que des restes de la colère d’Allah ou d’Ata Türk, considérant les origines des
« professionnels » y oeuvrant. Ils devaient certainement être d’une rare beauté à l’époque de Saladin ! Et le clou : on piaffe dans le vieux sable d’une caisse à chats, cela
devrait évoque une plage ! Quant à l’animation, une pseudo travelote sur un play-back approximatif et un final de samba avec tous les laborieux en piste, histoire de voir la marchandise en
mouvement. La troupe s’est vue augmentée de quelques jeunes personnes extra-européennes de belle prestance. Selon l’état de leur sourire, il serait avisé que leurs clients les paient en bons de
soins dentaires. Je n’ai pas tardé à lever le camp. Pour un coca (25 cl) et une seconde serviette, 5.50 € à la sortie.
Die grosse Freiheit
Si vous donnez dans le genre simili-cuir-pipi-gummi, vous êtes sauvés. Vous n’avez que l’embarras
du choix : Mutschmann’s*, Scheune*, Woof*, etc. et n’oublions pas le Kit-Kat*, le truc à touristes qui veulent se donner le petit frisson. Le porcelet masqué a un certain faible pour le
Treibhaus*, sauna sale et cher mais bien fréquenté. Stardu ne jure que par le XXL* de la Schönhäuserallee, porno-kino gigantesque et sexy, bien fréquenté en journée et par mauvais temps.
Personnellement, j’aime beaucoup le Grosse Freiheit*, sis à la Boxhagenerstrasse, en plein Friedrichshain, établissement mixte dans sa conception, composé d’un bar et d’une suite d’arrières
salles faiblement éclairées … Le lieu est convivial et il est possible d’aller y tromper … son célibat ou son mari, selon.
Frédéric Vallotton
Rédacteur en chef
*Adresses et heures d’ouverture des établissements cités dans l’agenda des magazines Siegessäule
ou Blu
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2007-08-12T22:44:00Z
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http://www.journaldevogay.net/article-11744167.html
Récemment, nous évoquions le changement de nom de
Sergej, l’hebdomadaire gratuit berlinois devenu Blu. Sous la mue se cache de
puissants enjeux stratégiques, le début d’une guerre pour le marché de la presse gay gratuite dans les grandes villes d’Allemagne et, surtout, à Berlin.
Il faut savoir que toutes les grandes villes allemandes disposent d’une scène gay et de gratuits
mensuels de grand format. D’un côté, il y a les « gentils », le groupe Publigayte, sorte de syndicat d’entraide pour les journaux à
caractère associatif (Siegessaüle à Berlin, Hinnerk à Hambourg, Exit dans la Ruhr, Rik à Cologne, Leo à Münich et Gab à Francfort), de l’autre il y a le méchant patron de presse Olaf Alp avec
quasiment autant de titres qu’il a tous regroupés sous la bannière de Blu. D’une ville à l’autre, la partie magazine sera pareille, seuls différeront les agendas et les actus locales. A
l’origine, le label Publigayte à Berlin devait échoir au magazine Sergej, mais Olaf a laissé tomber ses futurs petits camarades. Ceux-ci se sont alors immédiatement tournés vers le
Siegessaüle.
Qui a peur d'Olaf Alp ?
Cette bipolarisation de la presse gratuite gay cache un autre enjeu : la prise du saint des
saints, de la Jérusalem gay, de Berlin et de son dispensateur de la bonne parole, le Sieggesaüle. A l’origine, les gratuits gay à caractère associatif s’étaient tournés ver Sergej, de peur d’être
dévorés par le grand frère Siegessaüle, que l’on admire, soit, mais que l’on craint. Olaf Alp a préféré changer de stratégie et lâcher l’alliance avec les associatifs. Finies les manœuvres
d’encerclement ; avec son armada unifiée, il peut attaquer de front la vieille citadelle berlinoise en y prenant la place de magazine gay leader. Le vieux Siegessaüle ne manque d’ailleurs
pas de mettre en avant sa position de « journal le plus lu » au sein de la communauté. Dans l’édito du n° d’août, Holger Wicht, son rédacteur en chef, s’en prend violemment à M. Alp et
à son système, l’accusant de n’être qu’un marchand de soupe alors que lui fait du « vrai journalisme » et qu’il a la tradition pour lui …
Pétasse chic
Mais qui est le méchant, au bout du compte ? Difficile à dire. Au Journal de VoGay, nous
sommes tous d’accord pour louer l’excellente qualité de l’agenda du Sieggesaüle, des goûts très sûrs de ceux qui le font. Toutefois, nous apprécions tous le ton plus frais, les interviews mieux
amenées, le petit genre un peu pétasse chic du Blu. La mise en page est plus belle, un graphisme plus accrocheur et des sujets d’articles plus bandants, moins « communautariste parce que ça,
aussi, il faut en parler même si ça n’intéresse pas grand monde ». Mauvais point pour Blu, il est imprimé sur un papier bon marché ce qui n’est pas le cas du Siege. Quoiqu’il en soit, nous
ne manquerons pas de vous raconter la suite des aventures de M. Olaf Alp.
Frédéric Vallotton
Rédacteur en chef
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2007-08-10T16:53:27Z
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http://www.journaldevogay.net/article-11685264.html
A Berlin, ville qui, rappelons-le, a connu la chasse aux sorcières, le flicage nazi puis stasiesque et la honte de la
délation, on se raconte en ce moment le triste conte de Blanche-Mousse, une histoire de prévention et de bons sentiments dans un joli pays réputé pour sa propreté.
De Nollendorf à Schönhäuser, en passant par Mehringdamm, on ne se raconte plus que ça ! Il était une fois un soir de fête nationale, dans la capitale du
pays de Bœuf, un gentil canton francophone de Germanie con-fédérale. Et puisque c’était la fête, la communauté gay avait l’habitude de fêter la patrie par une joyeuse soirée mousse, soirée durant
laquelle il ne se passait ni plus, ni moins que durant toutes les autres soirées gay. Mais ce soir-là, il est arrivé quelque chose de terrible ! La gentille communauté toute prête à s’amuser
a été accueillie par une délégation de doctes gens se disant préoccupés par son bien et sa santé.
Faire taire la bonne humeur
En fait, il ne s’agissait que d’un subterfuge des forces obscures de l’ordre moral homophobe qui, sous prétexte d’une hausse des cas d’infection par le VIH,
avaient enfin trouvé le moyen de se mêler de la vie de la joyeuse communauté gay. Cette dernière leur semblait vivre de façon trop insouciante, rire trop fort et paraissait trop heureuse. Les
pauvres âmes, dit le conte, qui s’étaient ralliées aux forces obscures et les servaient, n’étaient encore que des petites filles et des petits garçons que l’on n’avait pas assez aimés. Par
jalousie, ils avaient alors décidé de faire taire toute cette bonne humeur dont ils se sentaient toujours exclu.
La
pomme empoisonnée
A l’occasion de ce soir de fête nationale, les forces obscures avaient longuement hésité à faire interdire tout simplement la mousse mais la gentille
communauté gay ne se serait pas laissé faire, on en aurait appelé à la liberté en général et à la liberté du commerce en particulier qui était sacrée en Germanie con-fédérale. Les forces obscures
ont alors trouvé quelque chose de plus perfide. Elles se sont rappelées de la façon dont Blanche-Neige avait été empoisonnée, comment la vieille femme lui avait si obligeamment offert une pomme
luisante, rouge, appétissante. Ici, il n’était pas question d’une pomme mais de quelques discours, du genre de ceux qu’un directeur d’école pas content accompagné de la maîtresse fait à une
classe qui se serait mal tenue. En soit, les discours n’étaient pas dénués de sens. Le conte poursuit en mettant l’accent sur l’humiliant de la situation. De quel droit s’autorise-t-on à
chapitrer des adultes durant leur temps libre, dans l’enceinte même d’un établissement à l’entrée duquel ils ont payé une entrée afin de s’amuser alors que la prévention peut se faire via la
presse écrite, la télé, des affiches – ah, oui, des affiches que l’on censure !
De Calvin à l’Iran
Le conte se termine en racontant de quelle façon, à partir de ce soir-là, les forces obscures se sont immiscées de plus en plus loin dans la vie de la
gentille communauté gay, s’inspirant de ce qui se fait dans la grande démocratie d’Iran avec sa police des mœurs qui mesure la longueur réglementaire du tchador et contrôle que les ongles ne sont
pas vernis. Les forces obscures se sont aussi inspirées de ce que faisait le théocrate Calvin qui envoyait chaque soir une milice équipée d’échelles afin de surveiller les chambres à coucher, que
tout se passe chrétiennement et par le bon trou. Si tout cela n’avait pas été un conte – personne n’a jamais entendu parler du canton de Bœuf ni de la Germanie con-fédérale – il y aurait eu
de quoi bouder le magnifique feu d’artifice que l’ambassade de Suisse offre chaque 1er août aux Berlinois.
Le Porcelet masqué
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2007-08-06T17:26:40Z
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http://www.journaldevogay.net/article-11663989.html
Le 27 juillet dernier, Roberto et Michele ont été interpellés devant le Colisée par une patrouille de carabiniers alors qu’ils
s’embrassaient. La maréchaussée romaine jure ses grands dieux que ce n’était pas qu’un baiser et qu’elle aurait fait pareil avec des hétéros
Rome, le Colisée, la nuit, deux garçons et un baiser ? Seulement un baiser ? Admettons. Toutefois, cette partie-là de la ville éternelle est bien
connue pour être « a crowded cruising area », selon le docte guide gay Spartacus. La police affirme qu’il s’en passait bien plus, d’où le procès verbal pour outrage à la pudeur !
L’affaire a tant enflé que les ministres de centre gauche ont prié les deux jeunes gens de bien vouloir excuser le gouvernement et la police pendant que leurs collègues de droite criaient à une
manipulation de la part du lobby gay. La presse n’a pas manqué d’étaler toute l’histoire et ce jusque dans les colonnes du quotidien français Le Monde (voir édition du 1 août dernier, p.
8).Big bisouAu-delà de la question de l’excès de zèle
ou non de la police, de son homophobie potentielle, cette petite histoire à l’italienne permet de donner un coup de projecteur sur l’état de la lutte anti-homophobe au pays du Saint-Siège. La
situation est affligeante : homophobie quasi institutionnalisée au sein du système scolaire et pacs au rabais. L’association de défense des gays et lesbiennes italiens Arcigay a décidé de
répondre à la polémique du baiser par une manifestation pour le moins originale et ludique. Tous les gays et les lesbiennes de la péninsule ont été invités à venir s’embrasser devant le Colisée
le 2 août dernier.Ecoles vaudoises ?En ce qui concerne les
préjugés ayant cour dans les écoles italiennes quant aux gays et lesbiennes, il sera lancé une campagne de sensibilisation et d’information dès la rentrée, n’en déplaisent à certains parents. Une
telle mesure ne serait pas, non plus, inutile dans les écoles vaudoises. Accessoirement, on pourrait aussi inviter tous les gays et lesbiennes vaudois à aller s’embrasser sous les fenêtres du
Département de le Formation et de la Jeunesse ?!
La rédaction
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2007-08-05T01:01:15Z