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Le webzine de VoGay
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Mercredi 12 septembre 2007

Le roi de Thaïlande a souhaité donner à la ville de Lausanne un pavillon pavillonthai.jpgthaï en remerciement de son hospitalité (le roi a vécu seize ans de sa jeunesse dans la petite ville du bord du Léman). Il s’agissait aussi d’honorer le souvenir de la mère du roi, décédée quelques années plus tôt.

Ce geste qui aurait enchanté n’importe qui, a reçu ici un accueil plutôt froid. Après une décennie de retards administrifs bien vaudois, le pavillon est (enfin) assemblé dans le parc Denautou à l’orée du sous-bois.Le Mouvement de défense de Lausanne (MDL) fait opposition à la construction: l’implantation souhaitée par Sa Majesté Rama IX était le parc Denantou, alors que le site devait être protégé de toute nouvelle construction. L’histoire se perd dans des procédures administratives. Du côté thaïlandais, c’est l’humiliation! Fin 2002, Bangkok retire son cadeau et décide de bâtir le pavillon en Thaïlande: on ne peut se permettre d’attendre la décision d’un petit tribunal lausannois pour honorer la reine mère défunte. Deux semaines après cette volte-face, le permis de construire est octroyé. Trop tard. L’histoire aura brouillé les relations diplomatiques entre les deux pays. Toutefois, pour garder la tête haute, l’affaire n’a pas été ébruitée en Thaïlande, où personne n’a jamais entendu parler ni du Denantou ni du MDL.

À l’occasion des 75 ans de relations diplomatiques entre la Suisse et la Thaïlande (en mai 2006), Bangkok tend une nouvelle fois la main et offre un pavillon en bois sculpté, plus petit que le projet initial mais de forme identique. Bien décidée, la Municipalité a commencé les travaux, in extremis, juste avant la fin de l’échéance du permis de construire. Trop tard, affirme le MDL qui entend poursuivre la procédure et empêcher que le Denantou ne tombe sous le charme thaïlandais.

Le destin royal de la famille installée à Lausanne

En 1933, la princesse Somdutya quitte les États-Unis pour s’établir à Lausanne avec ses trois enfants, les princes Ananda, Bhumibol et la princesse Kayani. Après l’abdication de Rama VII, parti à Londres lassé de gouverner un pays devenu monarchie constitutionnelle, et ne laissant aucune descendance mâle, les généalogistes sont à la recherche du prochain Rama. La branche établie à Lausanne ne se doutait pas du destin qui les attendait. Le prince aîné Ananda doit rentrer au pays et monter sur le trône. Peu de temps plus tard, c’est le drame: le jeune roi est retrouvé mort dans le palais. Assassinat, suicide ou fuite cachée d’un jeune roi pour qui la charge de la couronne semblait trop lourde? Le sujet est resté tabou, on ne connaîtra jamais la vérité et il restera le seul roi à ne pas avoir donné un jour férié à son pays pour célébrer son décès. En 1946, Bhumibol, âgé de 19 ans devient le neuvième roi de la dynastie Chakri. Une période de régence s’installe, pendant laquelle le jeune Rama IX termine brillamment son université et son école polytechnique à Lausanne. En outre, le jeune roi étudiant est passionné par la musique et la peinture. En avril 1950, il prend pour épouse la princesse Sirikit et rentre définitivement à Bangkok en mai de la même année, où il accède au trône. Cinquante ans plus tard, personne n’a oublié que le respecté Rama IX a vécu en Suisse, et après le décès de la reine mère, il est tout naturel que le roi offre à son ancienne ville d’adoption le plus beau présent. C’était sans compter le MDL...

Un Roi respecté et aimé

En 2006, la Thaïlande a célébré avec faste le 60e anniversaire du règne de son monarque. En décembre 2007, la Thaïlande toute entière fêtera les 80 ans de son Roi. Inlassable travailleur, il est à l’origine de grandioses programmes de développement des régions défavorisées de son pays, notamment dans le domaine de l’agriculture. En dépit de ses pouvoirs limités par la constitution, son autorité morale est telle que peu ‘de décisions importantes peuvent être prises sans son consentement. Aux yeux des thaïlandais, Sa Majesté le roi Bhumibol Adulyadej apparaît comme le digne successeur des monarques qui ont donné à la Thaïlande sa grandeur au cours de son histoire.

Lausanne: une tradition aux multiples cultures

La tradition de l’accueil lausannois ne date pas d’hier. On ne compte plus les prestigieux étrangers à avoir vécu quelques années dans la bourgade lémanique. Lord Byron, Michel Ier de Roumanie, Coco Channel… (la liste pourrait être longue): tous ont habité plus ou moins longtemps à Lausanne.

Au début du XIXe siècle, alors que le romantisme est fasciné par le Moyen Âge, trois riches amis se lancent dans un concours de la plus belle «ruine». L’Anglais Haldimand choisit son terrain du bord de lac pour y construire «La tour Haldimand». Il remportera le premier prix devant les Lausannois Perdonnet et Cerjat. À sa mort, Haldimand lègue à sa ville d’adoption ses terrains, dont l’actuel parc Denantou. Faisant peu de cas ‘de l’histoire, le Mouvement de la défense de Lausanne cherche à priver sa ville d’un nouveau symbole multiculturel aussi prestigieux qu’esthétique: un pavillon dans le pur style traditionnel thaïlandais, devant lequel un biotope permettrait d’admirer son reflet. Ce serait un peu du glorieux passé de Sukothai ou Ayuthaya qui charmerait la ville.

 

Frédéric Alix Gloor

par journal de VoGay publié dans : Société
Vendredi 24 août 2007

Le Matin Bleu jetait récemment un pavé dans la marre judiciaire fédérale et von-gloeden-bis.JPGrévélait que, en Suisse, la prostitution de mineur(e)s de plus de 16 ans était légale, pour peu que cette activité soit librement consentie. Coup de projecteur sur cette trouble réalité à mettre en parallèle avec la chasse aux sorcières "pédophiles".

Au royaume de l'hypocrisie morale, mieux vaut être hétéro et pas gêné de payer pour du sexe que gay, séduisant et attiré par plus jeune que soi. Alors que la police fédérale et  les administrations cantonales mènent une véritable chasse aux gays sous couvert de lutte anti-pédophile, il est permis d'avoir des relations sexuelles payantes avec une fille mineure sous réserve de son consentement éclairé !? Consentement qu' il est permis de mettre en doute chez des filles souvent à la merci d'organisations proxénètes et séjournant de manière illégale sur le territoire national. Comparativement, le consentement du mineur de plus de 16 ans est souvent nié par l'autorité judicaire dans le cadre d'une relation homosexuelle masculine non-payante.
Acharnement policier
Hippolyte* est un fort beau trentenaire, night-clubber impénitent, amateur d'adolescents que son physique athlétique et sa bonne gueule ne manquent pas d'attirer. Récemment, il a eu une aventure avec Clément*, pas tout à fait dix-sept ans. Ce dernier est en formation et, bien évidemment, vit au domicile familial lorsqu'il ne passe pas la nuit chez Hippolyte*. Les parents ont fini par découvrir la teneur de la relation sentimentale de leur rejeton et, aux cris d'indignations, s'en est suivie une plainte pour détournement de mineur, pédophilie, lèse-morale publique et anathème consécutif. Pendant qu'Hippolyte* et Clément* faisaient tout ce qu'il est possible de faire en privé pour avoir du plaisir, imaginez que des filles entre 16 et 18 ans débutaient leur vie sexuelle dans les bras de clients pas toujours très séduisants ni délicats. Inutile d'ajouter qu'Hippolyte*, en dépit du fait que sa relation avec Clément* n'avait rien de pédophile au sens le plus restrictif de la loi (article 197 du code pénal), a été victime de l'acharnement policier. Les pandores ont même cru démasquer leur "pédophile" lorsque, après perquisition de son domicile, ils ont découvert la reproduction d'une photographie réalisée par le baron von Gloeden (artiste du début du XXème siècle réputé pour ses nus kitsch de jeunes garçons dans des mise-en-scène antiques, voir cliché ci-dessus).
"Cyberpédophilie" et âge légal
Deux poids, deux mesures ! Il n'est pas question ici de condamner les travailleurs du sexe. C'est un métier qui, sans rire, requiert une véritable vocation et mérite le respect.  Il n'est pas question non plus d'évoquer les cas de prostitution occasionnelle de jeunes filles. Il faut simplement que le législateur soit plus clair quant aux limites de la prostitution professionnelle. Les travailleurs/euses du sexe ne devraient pas pratiquer avant leurs 18 ans révolus. D'un autre côté, cet abaissement de fait de l'âge des travailleurs/euses du sexe représente une excellente défense pour tous les internautes soupçonnés de cyberpédophilie et inquiétés pour cela. Dans l'un de nos précédents articles, nous relevions la difficulté d'établir l'âge des modèles. Il est, soit, relativement aisé de savoir si l'on a affaire à des enfants ou à des adolescents mais quant à évaluer l'âge de ces derniers ... A moins de connaître leur identité (et par conséquent l'âge exact des modèles), il est permis de croire, dans la très grande majorité des cas, qu'ils ont 16 ans ou plus. La plupart des sites censurés aujourd'hui seraient donc tout à fait légaux. Et peut-être qu'Hippolyte* n'aurait pas été harcelé par la maréchaussée si, d'entente avec Clément*, il avait simplement déclaré qu'il était son client !

*prénoms fictifs

Gay sed lex

par journal de VoGay publié dans : Société
Dimanche 12 août 2007

Au chapitre turlututu, les « lieux » de Berlin sont très inégaux : sauna, 103-0374-IMG-Kopie-2.jpgporno-kino, bar à cul, soirées thématiques … On tombe vite de Charybde en Sylla.

 

Sur le conseil insistant de Mme la générale, du Porcelet masqué et de quelques autres encore – il paraîtrait que je suis de mauvaise humeur – on m’a orienté vers un lieu dit de « détente ». Madame la générale, connaissant mes goûts Ancien Régime en la matière, m’a quasiment poussé à l’intérieur de l’ « Apollo Sauna Club Brasil* », le plus grand sauna de la ville, fraîchement repeint ainsi que le proclame sa publicité ; un endroit chaleureux au bar duquel, pour le plaisir des convives, se déroulent des animations !

Travelote et play-back

Première impression : très moyenne, entrée prohibitive de 25.40 € cabine et serviette comprise. Il faudra payer pour en demander une sèche. Seconde impression : l’établissement n’est peuplé que des restes de la colère d’Allah ou d’Ata Türk, considérant les origines des « professionnels » y oeuvrant. Ils devaient certainement être d’une rare beauté à l’époque de Saladin ! Et le clou : on piaffe dans le vieux sable d’une caisse à chats, cela devrait évoque une plage ! Quant à l’animation, une pseudo travelote sur un play-back approximatif et un final de samba avec tous les laborieux en piste, histoire de voir la marchandise en mouvement. La troupe s’est vue augmentée de quelques jeunes personnes extra-européennes de belle prestance. Selon l’état de leur sourire, il serait avisé que leurs clients les paient en bons de soins dentaires. Je n’ai pas tardé à lever le camp. Pour un coca (25 cl) et une seconde serviette, 5.50 € à la sortie.

Die grosse Freiheit

Si vous donnez dans le genre simili-cuir-pipi-gummi, vous êtes sauvés. Vous n’avez que l’embarras du choix : Mutschmann’s*, Scheune*, Woof*, etc. et n’oublions pas le Kit-Kat*, le truc à touristes qui veulent se donner le petit frisson. Le porcelet masqué a un certain faible pour le Treibhaus*, sauna sale et cher mais bien fréquenté. Stardu ne jure que par le XXL* de la Schönhäuserallee, porno-kino gigantesque et sexy, bien fréquenté en journée et par mauvais temps. Personnellement, j’aime beaucoup le Grosse Freiheit*, sis à la Boxhagenerstrasse, en plein Friedrichshain, établissement mixte dans sa conception, composé d’un bar et d’une suite d’arrières salles faiblement éclairées … Le lieu est convivial et il est possible d’aller y tromper … son célibat ou son mari, selon.

Frédéric Vallotton
Rédacteur en chef

*Adresses et heures d’ouverture des établissements cités dans l’agenda des magazines Siegessäule ou Blu

par journal de VoGay publié dans : Société
Vendredi 10 août 2007

Récemment, nous évoquions le changement de nom de Sergej, l’hebdomadairebn137.jpg gratuit berlinois devenu Blu. Sous la mue se cache de puissants enjeux stratégiques, le début d’une guerre pour le marché de la presse gay gratuite dans les grandes villes d’Allemagne et, surtout, à Berlin.

Il faut savoir que toutes les grandes villes allemandes disposent d’une scène gay et de gratuits mensuels de grand format. D’un côté, il y a les « gentils », le groupe Publigayte, sorte de syndicat d’entraide pour les journaux à caractère associatif (Siegessaüle à Berlin, Hinnerk à Hambourg, Exit dans la Ruhr, Rik à Cologne, Leo à Münich et Gab à Francfort), de l’autre il y a le méchant patron de presse Olaf Alp avec quasiment autant de titres qu’il a tous regroupés sous la bannière de Blu. D’une ville à l’autre, la partie magazine sera pareille, seuls différeront les agendas et les actus locales. A l’origine, le label Publigayte à Berlin devait échoir au magazine Sergej, mais Olaf a laissé tomber ses futurs petits camarades. Ceux-ci se sont alors immédiatement tournés vers le Siegessaüle.

Qui a peur d'Olaf Alp ? 

Cette bipolarisation de la presse gratuite gay cache un autre enjeu : la prise du saint des saints, de la Jérusalem gay, de Berlin et de son dispensateur de la bonne parole, le Sieggesaüle. A l’origine, les gratuits gay à caractère associatif s’étaient tournés ver Sergej, de peur d’être dévorés par le grand frère Siegessaüle, que l’on admire, soit, mais que l’on craint. Olaf Alp a préféré changer de stratégie et lâcher l’alliance avec les associatifs. Finies les manœuvres d’encerclement ; avec son armada unifiée, il peut attaquer de front la vieille citadelle berlinoise en y prenant la place de magazine gay leader. Le vieux Siegessaüle ne manque d’ailleurs pas de mettre en avant sa position de « journal le plus lu » au sein de la communauté. Dans l’édito du n° d’août, Holger Wicht, son rédacteur en chef, s’en prend violemment à M. Alp et à son système, l’accusant de n’être qu’un marchand de soupe alors que lui fait du « vrai journalisme » et qu’il a la tradition pour lui …

Pétasse chic 

Mais qui est le méchant, au bout du compte ? Difficile à dire. Au Journal de VoGay, nous sommes tous d’accord pour louer l’excellente qualité de l’agenda du Sieggesaüle, des goûts très sûrs de ceux qui le font. Toutefois, nous apprécions tous le ton plus frais, les interviews mieux amenées, le petit genre un peu pétasse chic du Blu. La mise en page est plus belle, un graphisme plus accrocheur et des sujets d’articles plus bandants, moins « communautariste parce que ça, aussi, il faut en parler même si ça n’intéresse pas grand monde ». Mauvais point pour Blu, il est imprimé sur un papier bon marché ce qui n’est pas le cas du Siege. Quoiqu’il en soit, nous ne manquerons pas de vous raconter la suite des aventures de M. Olaf Alp.

 

Frédéric Vallotton

Rédacteur en chef

par journal de VoGay publié dans : Société
Mercredi 20 juin 2007

« Bombe » lâchée par un gratuit local à propos d’une arme américaine qui rendrait gay !  Cool, il ne reste plus qu’à déclarer la guerre aux yankees et en profiter pour faire la révolution par ici !

En 2004, Sunshine Project, une association de lutte contre les armes biologiques aurait mis la main sur ce dossier. Un laboratoire de l’armée de l’air américaine (laboratoire Wright) se proposait de produire pour la bagatelle de neuf millions de dollars un gaz qui rendrait gay ceux qui l’inhalent, histoire de désorganiser la troupe et d’en faire un tas de lopettes froussardes. 
CasqueAllemandWurtemberg.jpgTrop bon général
Hormis le fait que les concepteurs du projets ne sont que de gros lourds hétéros le ciboulot farci de lieux communs débiles, ce sont des incultes de première. Les gays font souvent d’excellents militaires. Le duc d’Orléans, Monsieur (ce titre suscitait l’hilarité de toute la cour), le frère du roi Louis XIV, était si bon général, si courageux et si bon meneur d’hommes que Loulou XIV lui interdit de se représenter sur le champ de bataille. Ça lui faisait de l’ombre !
Faire gazer nos milices
Le projet de gaz gay n’a toutefois pas été abouti. Dommage, on aurait pu chercher des histoires aux merloques, faire gazer nos milices  et, quand elles auraient été bien pédé comme une banquise de phoques, les lâcher sur l’UDC, les évangélistes et les homophobes de tout poil du pays, histoire de leur montrer de quel bois on se chauffe !

Le porcelet masqué

par journal de VoGay publié dans : Société
 

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